La jungle

24 Octobre 2010

Excursion a VTT organisee par une agence. Le pick-up (1 thailandais sur 3 possede un pick-up ou un songthaew, qui est un pick-up amenage, faisant office de taxi moyenne distance) nous amene quelques kilometres au Nord-Ouest de Chiang Mai, dans la montagne Suthep avec son Parc National protege.
Nous sommes une douzaine. 90 pour cent sont des americains surentraines, adorant la vitesse. Le parcours est difficile. La boue des pluies passees et les ornieres n’arrangent rien a l’etat des sentiers.
On est au milieu de la jungle. A peine tu te distances des autres velos, des que tu poses le pied par terre au moment d’une montee trop raide, tu entends le bruit des insectes qui grouillent a gauche, a droite, derriere toi ; et au-dessus de toi, perche dans les arbres, des chauve-souris. On voit les branches des arbustes bouger ; un cochon sauvage traverse le chemin a toute allure : il y a de la vie dans cette foret.

La jungle

Nous passons a cote de quelques plantations et un petit village au sommet de la montagne.
Paillottes, maisons en bois, on vit ici en communion avec la jungle.

Le Parc National Doi Suthep

Nous redescendons a velo jusqu’aux abords du lac Huay Tung Tao. Nous dejeunons dans des paillottes sur pilotis. Les enfants se baignent plus loin. Ici, c’est calme.

Le lac Huay Tung Tao

Bonne fin d’apres-midi apres avoir roule pluieurs heures dans une jungle boueuse, aux chemins escarpes, en plus d’une averse en fin de parcours : nous sommes en zone tropicale, il peut pleuvoir a n’importe quel moment !
Je rentre trempe et boueux dans la guesthouse de Chiang Mai.
Plus tard dans la nuit, je dis au revoir a la Reunionnaise que j’avais rencontre a Bangkok. Elle avait finalement pris la meme guesthouse que moi, et reste 3 jours de plus a Chiang Mai pour apprendre le massage des pieds. L’art du massage thailandais est connu dans le monde entier.
C’est une technique longue a apprehender ; il faut plusieurs semaines voire plusieurs mois pour savoir masser tout le corps.

25 Octobre 2010

Nuit courte.
Je prends un tuk-tuk a 6h30 du matin au carrefour pour la gare routiere. Ils sont beaucoup moins nombreux que les rickshaws en Inde. Chiang Mai a beau etre la 2eme ville du pays, elle est 50 fois moins peuplee que Bangkok, du coup, on a du mal a negocier le prix de la course.
Mais ce qu’il y a de sympa, c’est que meme si les thailandais restent ferme sur les prix, toujours il sourira ou rira. Il faut, parait-il, rire plus fort que lui pour le destabiliser. Moi qui avait l’habitude en Inde de parler sechement et de froncer les sourcils quand il s’agissait de negocier la course en rickshaw, ici, j’ai tout a reapprendre.
Pour ma premiere tentative de negociation, je ne suis pas parvenu a faire baisser le prix d’un seul baht (monnaie thailandaise).
Mais il a rie. Ca a l’avantage de detendre (faudra pas trop pousser quand meme…).

Je prends le car jusqu’a la ville de Thaton, plus au Nord.
J’ai le temps de prendre quelques photos avant de descendre la riviere Kok a pirogue.

La riviere Kok

Ici comme dans la jungle, il y a toute une vie au bord de cette riviere : des pecheurs a canes, a filet (sur des barques), des habitations de bois et de paille, les enfants qui se baignent ; les vaches aussi d’ailleurs.
J’apercois plusieurs elephants venus du centre de dressage – place juste au bord du cours d’eau -.

Descente de la riviere Kok

Nous faisons une halte dans un village.

Arret dans un village, au bord de la riviere Kok

Les hommes regardent un match de boxe thaie. Je regarde un moment le combat avec eux. Quel contrate entre leur courtoisie quotidienne et la violence des coups portes sur l’adversaire durant un match ! On se sert des genoux, des coudes, des poings et des pieds. J’irais bien voir un combat, mais les dates sont aleatoires. Il faut tomber au bon moment et dans la bonne ville.
Les femmes me presente leur collection de serpents en cage. Ils ont une texture tres particuliere quand tu les caresse.
Le truc a touriste est de se faire photographier avec le boa autour du cou ; pour ma part (et pour bien moins cher), j’ai une meilleure idee :

Boa

La descente de la riviere Kok s’acheve. Je debarque a Chiang Rai.
Il  reste quelques heures avant le coucher du soleil.
Arrive a la guesthouse, je leur loue une bicyclette pour faire le tour de la ville et visiter quelques « wat ». Quelques What ??? Quelques « wat ».
Petit cours de bouddhisme :

 

bouddhismethai

Le bouddhisme thailandais
En Thailande, 94 pour cent de la population est bouddhiste. Chaque thailandais doivent, au moins une fois dans leur vie, mener une vie de moine pour une duree plus ou moins longue, et chaque thailandais bouddhistes travaillent soit a la construction ou a la renovation des temples, apporte des offrandes ou bien de quoi subvenir aux besoins des moines.
C’est ainsi que les « wat » sont des lieux conviviaux ou chacun est le bienvenu.
Le wat (monastere bouddhique) regroupe en fait un ensemble de batiments, de styles variees et tres souvent, d’epoque differente.
Chaque batiment a une fonction particuliere. Pour n’en citer que quelques-uns, on organise la vie monastique dans le « bot », on ecoute les sermons dans le « vihara », on se reunit dans le « sala » et les moines dorment dans des « kutis » (petites huttes). Comme au Nepal, on trouve aussi une stupa dans chaque wat.

Le Wat Phra Kaeo, l’un des plus interessants de la ville
A droite, le sala
Statue de Bouddha

Il est 19h. C’est l’heure d’ouverture du Night Bazaar.
Je decide de m’y rendre puisque j’ai un velo sous la main. Il fait nuit, j’essaye de m’habituer au fait qu’on roule a gauche en Thailande ; mais la ville a l’avantage d’etre plate et les thailandais sont de nature calme au volant.
J’arrive au marche de nuit de Chiang Rai. Ici, on trouve un peu de tout.
Mais il est surtout interessant de venir ici pour l’immense variete de fruits vendus dans les gargotes. Je me gave de pasteques, de mangue et de papaye.
Plus loin, je prends quelques beignets de crevettes, et dans un autre stand, des brochettes de viande et de poulets qu’ils chauffent a nouveau 5 minutes sur le grill avant de te les donner. Bref, un repas complet pour a peine plus de 2 euros.
Je rentre a velo, cheveux au vent. Peu de circulation. Il fait doux ce soir.
J’ai le temps de vous ecrire ces quelques lignes dans la guesthouse avant d’aller me coucher. La journee a ete longue.

Des bises a tous. On se retrouve au sommet !

3 réflexions sur « La jungle »

  1. Hello! Bon ben je vois que jusqu’ a présent, il n’y a pas eu d’anicroches, tant mieux… ici, je me régale avec mon stage de massage, je prolonge meme de deux jours ce qui me refout tout mon planning en l’air mais bon, c’est chouette! Bises a toi, Ambre

    1. Quelques changements toutefois pour la suite mais ca fait des bonnes surprises au final.
      Eclate-toi bien a Chiang Mai ; si ca te plais, tu as raison d’y rester. Tu finiras bien un jour par voir le Laos…
      Bisous
      Alex

  2. Salut camarade! je délire a suivre ton parcours sur le globe de chloé et tu as déja parcouru ( a vol de Pistache….) 9500 bornes! bravo! voila c’était au cas où tu savais pas…mange du serpent, il parait que c’est bon!
    bises ma poule!

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