Je prends un taxi jusqu’au terminal des bus de Santiago. Il est trés agréable de parler avec les chiliens. Il y a comme de la douceur dans leur voix. Une sensibilité, les femmes comme les hommes.
En car, je traverse les hectares de vignes qui prennent une teinte rousse a cette époque de l’année. Il y en a partout autour de Santiago. La culture avait débuté au milieu du XVIeme siècle pour le vin de la messe, il est aujourd’hui au 10ème rang mondial. Au XIXème siècle, il a meme volé au secours des vignobles francais (ses procréateurs) lorsque le phyloxéra sévissait dans l’hexagone : les pieds atteints ont été remplacés par ceux d’une régions du Chili isolées géographiquement des risques de maladie. Pour nous avoir sauvé, ne soyons plus chauvin et souhaitons-lui longue vie !
On se rapproche du littoral ou quelques palmiers poussent au milieu des sapins.
Il est 12h30, j’arrive a Valparaiso. Déja ??? C’est bizarre, d’habitude mes voyages en bus durent 10, 12, 15, 20 heures voire plus…
Je reprends un taxi jusqu’au vieux quartier, dans les hauteurs de Valparaiso ; et durant quelques minutes, on se retrouve bloqué a cause d’une manifestation étudiante. Ca prouve que Valparaiso n’est pas un vieux port de peche. La nouvelle-ville, jeune et vivante, s’est bien dévelopée en retrait du littoral. Mais la ou je me dirige, c’est un endroit tout a fait authentique.
Le taxi me dépose enfin au Cerro Concepcion, une des 45 collines bordant la baie de Valparaiso. Je dépose mes affaires dans un backpacker tenu par des djeun’s très sympas, dans une rue pittoresque. La preuve :


Non, la c’est trop brillant…
La, c’est complétement couvert !
Il faut que j’attende un nuage qui commence un peu a cacher le soleil…
Ce sera tout pour aujourd’hui.


Le volcan Puyehue fait des siennes en ce moment. Ca ne semble pas vouloir se calmer, et son nuage de fumée devrait continuer de perturber le trafic aérien pour une durée indéterminée.
Les pluies de cendres ont provoquée la mort de milliers de tetes de bétail en Patagonie d’Argentine. La région a été évacuée sur un rayon de 20kms au Chili et l’état d’urgence a été décrété coté argentin.
Un changement possible de régime des vents pourrait provoquer un élargissement de la zone évacuée, et abattre le nuage de fumée coté Chili.
Le port n’est pas pour autant vilain : aucune grosse industrie n’est venue s’implanter en bord de mer, et c’est un atout.


Il a fraichement plu, le ciel est bien menacant et un brouillard couvre les montagnes avoisinantes.
– » Mais tu travailles ici ? »
– « Ouai, j’aide a l’office et a l’hostal pour payer mes nuits »
– « Ok, et 5000, c’est pour un dortoir ou une chambre ? »
– « Ce que tu veux, de toute facon y’a plus personne »
– « A cause du volcan ? »
– « Ouai et aussi parce qu’on est entre la fin de la belle saison pour les trek, et qu’il fait encore trop chaud pour que tombe la neige. Il va faire un temps pourri jusqu’a lundi »


Ce sont de chouettes pays que tu nous traverses , profite en bien!
Les prochaines photos auront peut-etre une couche de cendre au sol…
Argentine?
oh ouaiiiii!
Avec qui vais-je donc écouter du son de teuf en buvant de la vodka coca(presque sans vodka) place de la potterne ce soir…
On était allé te chercher au boulot en début de soirée, ensuite Trudaine pour finir a la hard tech a la poterne. 1 an…Oh mon ptitou, sache que j’ai pensé a ca en montant le volcan Villarica aujourd’hui. Des bises
toujours précis dans ces description du passé le grand alex!! bisous!
On fait c’qu’on peut 😉