Le désert namibien

17 Juillet 2011

Le taxi me dépose au terminal de bus longue distance.
Je pars pour Windhoek, en Namibie.
Il fait un temps impeccable. Pour le paysage, j’en vois un petit bout avant de sombrer dans un profond sommeil et ceux,  jusqu’a la panne du bus… ou du moins, un probleme technique.

Nous rejoignons quelques heures plus tard un autre bus de la meme compagnie dans une station-essence pour le transfert. On est en plein milieu de la campagne sud-africaine : végétation tres basse, qui s’étend sur de vastes plaines. Quelques airs d’Australie.

Le nouveau bus est sur 2 étages, plus spacieux. On y gagne au change.
Je m’asseois a coté d’une sud-africaine.
Elle entamme des recherches biologiques sur les animaux du Parc National d’Etosha, en Namibie. Pas possible de rentrer plus dans les détails, je n’ai pas le vocabulaire spécifique a ce domaine en anglais…

Etosha se situe au Nord de la Namibie. Ce Parc National est connu pour renfermer une grande diversité faunique.
J’en profite pour lui poser quelques questions d’ordre pratique, du genre : comment obtenir de la monnaie namibienne. Elle me dit que ce n’est pas la peine, tout est payable en rand : le dollar namibien est calqué sur la monnaie sud-africaine.

Il fait nuit depuis un bon bout de temps et nous franchissons enfin l’Orange River, qui sert de frontiere entre les 2 pays. Au moment d’aller faire tamponner mon passeport, un seul mot me vient  la bouche : « Trente ! » Il est 21h sur le sol namibien, et j’entre en bus dans le 30eme pays traversé depuis le début de ce tour du monde.

Le 2nd coup de tampon sur le territoire namibien, c’est la meme file d’attente, et la meme lenteur. Mais les douaniers ont le sourire, ils plaisantent constamment.

Un dernier arret dans une derniere station-essence perdu dans la campagne. A l’interieur, les gens parlent…plutot l’allemand. La Namibie est une ancienne colonie allemande. Elle est aujourd’hui la 3eme langue parlée sur le territoire ; en second c’est l’Afrikaans, et en 1er, l’anglais, qui joue encore, comme en Afrique du Sud (ou en Inde) un role de cohésion au sein de la nation.

Retour au bus pour une courte nuit.

18 Juillet 2011

J’arrive au terminal des cars de Windhoek vers 7h ce matin. L’avantage, c’est que pour une fois, il est placé au coeur de la ville. Ce n’est pas non plus une ville immense, elle semble etre a taille humaine. La Namibie, comme l’Afrique du Sud (toutefois a moindre mesure), est un pays assez developpé si on la compare au niveau de vie du reste du continent.

Les bagages de la soute restitués a chacun, j’essaye de me réveiller tranquillement, debout, les yeux perdus dans le vide, avant de prendre une décision pour la suite. A peine le temps de bailler, un chauffeur m’alpague et me demande ou je veux aller. J’avais entendu parler d’un hostel pas trop mal et je lui donne le nom en ajoutant : « Vous avez le compteur dans le taxi ». Il me répond « oui » rapidemment et m’invite a le suivre jusqu’au véhicule. Il place mon sac dans le coffre, j’entre a l’arriere. Je lui demande alors :
– « Vous avez le compteur, il est ou ? »
– « Non il est cassé, mais ca coute 40 dollars »
Tout en ressortant du véhicule, je lui retorque :
– « Et comment je peux vous croire ? »

J’ouvre le coffre et reprend mon sac. J’aime pas les menteurs.
Je fais la route a pied jusqu’au backpacker, qui propose aussi des tours.

Je dépose toutes mes affaires dans le dortoirs avant d’aller m’intéresser aux offres de produits touristiques…
Safari, safari… je croyais que les prix étaient plus abordables en Namibie qu’en Afrique du Sud. Pas du tout, ce sont quasiment les memes.
Ca fait 11 mois que je voyage, il va falloir revoir certaines choses a la baisse.
Je ne peux pas partir a Etosha, c’est bien trop couteux. Et en Namibie, on a pas d’autres alternatives que de passer par un voyage organisé tellement les distances sont longues. Ou sinon, il faut avoir son propre vehicule, ce qui revient au final aussi cher, voire meme plus onéreux.

On va se serrer la ceinture mais quand meme booker pour 3 jours un petit quelque chose : Le Namib-Naukluft Park, un immense désert de sable a l’Ouest de la capitale, un peu moins loin en distance qu’Etosha, et qui renferme toutefois lui aussi une faune tres variée.

Départ prévu demain. J’ai de la chance pour le coup car a un jour pres, j’aurais du attendre le prochain tour, dans 3 jours.

19 Juillet 2011

Le camion passe nous chercher et nous amene d’abord a l’entreprise pour que les groupes soient répartis : dans un premier camion, le groupe de 10 jours (qui partiront aussi a Etosha) ; dans le second camion, nous, un petit groupe de 8 americano-australiano-japonaiso-canadianno-auvergnat…

Le principe est le meme que lorsque j’ai travaillé dans l’outback australien. C’est un camion a grosse suspension prévu pour les routes non bitumées qui assurera le transport du petit groupe ; a son bord, un guide-chauffeur et 2 assistants pour préparer les repas. En Australie, j’étais tout seul pour les repas et ca m’aurait bien dépanné d’avoir une personne de plus.
Ici, pas de prise de tete, c’est la Namibie ! Ils rigolent tout le temps entre eux, ce qui n’empeche pas le guide d’etre tres competent dans ses explications.

Nous quittons la ville tres rapidemment. Tout le monde s’endort durant le début du trajet. 1h plus tard, je refais surface, le paysage a bien changé ; nous voila deja dans la brousse.
Petit arret pour midi.

On a perdu le bitume a peine 20kms apres avoir quitté la capitale
 
Je m’écarte un peu du groupe pour voir les alentours. Pas de vent et pas un bruit :
 
Voila a quoi ressemble les environs
 
Je retourne en direction du groupe. Aujourd’hui, je porte justement le T-shirt de mon ancienne compagnie de tour en Australie. Le guide me demande pourquoi j’ai ca. Je lui réponds que j’ai travaillé dans l’outback. Il me dit :
– « Ca ressemble un peu a ici l’outback »
– « Oui a certains endroits »
D’immenses plaines, avec une terre presque aussi rouge que dans le Red Centre.
Il m’explique qu’une des raisons pourrait venir de la situation géographique : nous sommes a la meme latitude que l’outback, au niveau du Tropique du Capricorne.
 
Il est 16h. Nous avons roulé toute la journée jusqu’a destination : Sossusvlei, notre point de chute pour ces 2 prochaines nuits. Le guide depose ses 2 assistants au campement, puis nous amene aux 1eres dunes, juste apres avoir franchi en camion l’entree du Namib-Naukluft Park (le 2nd Parc National le plus vaste d’Afrique).
Il est prévu de voir le coucher de soleil en haut de l’une d’entre elles.
 
Sur la route pour venir jusqu’a Sossusvlei, nous avons deja croisé quelques spécimens : scarabées, autruches et antilopes qu’on appelle springbok.
 
Le camion nous dépose au pied de l’une des dunes, mais auparavant, j’aimerais bien m’approcher de ces springbok. Le groupe part sans moi.
Je pars faire mon mini-safari photo. Le moindre geste brusque et elles détalent rapidemment en faisant de superbes bons :
 
Celle de gauche a du me repérer...
 
Lorsque tu les vois partir au loin, elles se fondent parfaitement dans le décor et marque l’identité de cette belle région a la faune (et a la flore) aussi diversifiée.
 
J’ai pris du retard sur le groupe. Je commence l’ascension de la dune :
 
Beaucoup de végétation sur ces 1eres dunes
 
Je croise quelques membres du groupe, mais chacun a pris un chemin différent, tellement les dunes sont vastes. Le but est d’atteindre la plus haute. Ca prend un moment de marcher dans le sable, mais ca y est, j’arrive juste a temps pour apercevoir les derniers rayons, mais pas le temps de le prendre en photo tellement le soleil tombe a une vitesse fulgurante. Vous avez toutefois la consolation d’admirer un vaste territoire :
 
 
Des dunes a perte de vue. Superbe décor
 

Dernier arrivé, dernier reparti : je dois rapidemment rentrer au camion, sinon je tombe en pleine nuit noire. Tant que ca descend, c’est le bon chemin…
Mais la nuit tombe tres vite aussi, et j’entends le guide crier mon nom.
J’arrive, j’arrive…
Ce qui m’a ralentit durant la redescente c’est aussi et surtout l’absence de bruit ! Toujours pas de vent, ou tres peu, ca donne envie de s’arreter et « d’ecouter ce silence ». La derniere fois remonte au Salar d’Uyuni, en Bolivie. C’est dire, c’est pas tous les jours !

Retour au campement ou les tentes ont ete dressées. Je peux donc désormais le crier haut et fort ce soir : j’ai campé sur tous les continents !

20 Juillet 2011

Levés a 5h du matin. Il fait froid, on a ressorti les bas-de-laine et le bonnet de Bolivie, le polaire et le manteau de San Francisco.
Nous partons ce matin, dans une nuit sombre, en direction du coeur du Parc National, pour un lever de soleil.

Un large acces au centre (emplacement d’un ancien fleuve réduit aujourd’hui a un mine filet d’eau) permet de circuler tres facilement a l’intérieur de ce désert namibien.
Nous voici a escalader la Dune 45. Appelation pas tellement romantique pour une dune mais c’est un chercheur qui les numérota. Il s’apercu qu’en plus d’etre la 45eme dune de ses recherches, elle est située a 45km de Sossusvlei.
Bref, le soleil se leve, non pas au-dessus des dunes mais dans le large couloir asseché, destiné a la circulation. La photo ne rendra rien, croyez-moi ; en revanche, les couleurs matinales sont superbes lorsqu’on tourne son regard a sa droite ou derriere soi…

Mesdames et messieurs, je vous présente :

Le désert !
 
L’un des plus vieux, sinon le plus vieux désert au monde. Il s’étend jusqu’a l’Océan Atlantique.
 
Les arbres morts créent aussi l'identité naturelle de cet immense espace. On va en reparler
 
Ce qui n'empeche pas la presence d'arbres bien vivants
 
 
Pour la suite, il faudra rouler a peu pres 1h, pour atteindre les plus hautes dunes.
Et c’est parti pour une petite marche de 5kms dans le désert. Il doit faire 25 degres, plus de quoi se plaindre. On a enlevé les couches de vetements au fur et a mesure, pour finir en T-shirt.
 
En chemin...
 
 
Le guide nous explique comment les animaux (renards, autruches, zebres…) parviennent a survivre dans ce milieu aride. C’est notamment grace aux plantes gorgées d’eau, qui jonchent le sol. Au passage, un petit scorpion passe entre nos pieds. Le meme type de scorpion que j’ai envoyé a l’intérieur des canalisations de l’évier de la cuisine de King’s Canyon, en Australie.
 
Du désert, encore du désert...
 
Nous nous dirigeons a présent vers la plus haute dune du parc, qui est aussi l’une des plus hautes au monde. Les namibiens la surnomme :
 
Big Daddy, au fond. Elle atteint 380 metres de haut
 
Big Daddy est situé pres d’un site appelé Deadsvlei ou l’atmosphere est pour le moins…
 
étrange... et presque aussi surréaliste que le Salar d'Uyuni bolivien
 
Le vent déplace les dunes au fil du temps, ce qui réduit parfois le débit de la riviere ou détourne sa trajectoire. Ainsi, l’eau coulait a cet endroit il y a environ 600 a 800 ans : ce qui correspond a l’age de ces arbres…morts…
 
Un peu moins photogénique mais meme principe de l'autre coté de Deadsvlei
 
Je croyais ne voir que tres peu d’animaux dans ce désert. Pourtant, une large faune s’y trouve, lorsqu’on scrute un peu les alentours. Parmi ceux que nous avons rencontré : antilope, scorpion, oryx (une sorte d’antilope en un peu plus dodue), kudu (meme genre d’antilope que les oryx), autruche, baboon et enfin un beau zebre qui courrait a coté du camion ( juste le temps d’empoigner le camescope).
Parmi les animaux qui se sont bien cachés aujourd’hui : serpents (tant mieux) et renards (tant pis).
 
Dernier arret…
 
...vers ce qui reste du lac formé par le maigre cours d'eau qui traverse une partie du parc
 
Nous rentrons au campement. Une partie de l’apres-midi sera destiné au repos. Chacun vaque a ses occupations.
J’en profite pour prendre quelques photos et vous montrer a quoi ressemble Sossusvlei :
 
La, ce sont les tentes. D'ailleurs, ca ne vous rappelle rien ?
 
Vraiment rien ?
 
Moi ca m’évoque beaucoup Yulara en Australie – le point de chute pour Ayers Rock – , avec ces habitations semi-dures ; quasiment la meme terre, un campement qui s’étend sur plusieurs hectares, de plain-pied, et qui ne gache donc pas le paysage.
 
J’en profite pour faire une sieste de seulement 10 minutes. Pas plus, car a l’interieur de la tente, c’est un four !
 
Il est 16h30, nous partons visiter un canyon, a quelques kilometres de Sossusvlei. Ce n’est pas le Grand Ganyon américain, ni le site de Cappadoce en Turquie, mais il a quand meme son petit charme en cette fin d’apres-midi, ou l’air devient plus frais :
 
Sesriem Canyon
 
On peut s'y balader
 
Retour a Sossusvlei, pour une derniere nuit au campement.
 
21 Juillet 2011
 
Dernier jour de tour. Levés a 6h du matin. La journée sera consacrée au retour au bercail, jusqu’a Windhoek, mais en empreintant une route différente de celle de l’aller. On appelle ca une « scenic drive » dans le langage anglophone, qui offre un paysage plus sympathique. La brousse… des kilometres et des kilometres de brousse. Le camion passe des cours d’eau et franchit des plateaux.
 
Arret dans une station-essence…
 
Qui me rapelle le 69 Bar Station en Autriche...
 
Vous vous souvenez ? Je sais, ca remonte a longtemps... Ici, c'est un peu le Bagdad Café namibien
 
Histoire de prendre quelque chose en photo dans cette immensité, ils ont posé ce panneau :
 
Ca illustre au pasage les propos du guide sur le fait qu'il y a une ressemblance entre l'Outback australien et cette partie de la Namibie : meme latitude
 
Retour au backpacker.
 
Mais ce retour a l’hostel annonce aussi le retour de la galere (aucun répit !)
Je n’arrive pas a booker mon prochain vol sur Internet.
Il y a 3 jours, j’ai du régler en cash parce que ma carte ne fonctionnait pas. La réceptionniste m’a fait savoir que de nombreuses personnes avaient le meme probleme lorsqu’ils débarquaient en Namibie : le pays pratique une politique anti-fraude qui bloque tout paiement des la 2nde transaction. Rien que ca !…
Il faut alors avertir sa banque (ce que j’ai essayé de faire il y a 3 jours) afin de signaler que c’est bien MOI qui effectue MES PAIEMENTS sur le sol namibien.
La situation semble s’etre debloquée mais ca ne fonctionne toujours pas pour les paiements via le net.
 
Je n’ai pas le choix, je dois me rendre directement a l’aéroport et régler sur place. Je demande alors a la réceptionniste de l’hostel de m’appeler un taxi. De toute facon, on est jeudi et j’entends que la plupart des auberges de jeunesse affichent complet car c’est le jour des retours de tour.
Sinon, elle m’avait proposé il y a 3 jours de planter ma tente dans leur espace prévu une fois rentré du tour.
Or, mon vol est a 7h demain matin, j’ai pas franchement envie de dormir dans leur espace pour quelques heures de sommeil. Je réfléchis surtout au temps qu’il faudra pour tout remballer dans la nuit froide de 5h du matin…
Autant économiser une nuit justement et dormir a l’aéroport. En plus de ca, je crains que mon vol soit complet et surtout plus cher si je me pointe seulement demain, a la derniere minute.
La réceptionniste me répond :
– « Nous voulez le taxi pour quand ? »
– « Pour maintenant »
– « A quel heure est votre vol ? »
– « Demain matin a 7h, mais je dors a l’aéroport »
– « Vous ne pouvez pas, ils le ferment durant la nuit »
– « … »
– « Vous avez reservé votre vol déja ? »
– « Non, ma carte ne marche pas sur Internet »
– « Alors vous devez prendre un taxi pour l’aller et le retour jusqu’ici, ca vous fera 500 dollars » (un peu plus de 50 euros !)
– « Non, je veux juste un aller, je réfléchirais sur place »
Traduction de ma derniere phrase : je lancerais ma tente la ou je trouverais un brin d’herbe.
 
Il fait nuit a présent, il est 18h et le taxi m’amene loin, tres loin. L’aéroport international se trouve a 40kms de la capitale ! Je comprends pourquoi la course est aussi chere, on pourrait créer un Parc National entre cet aéroport et Windhoek… Au moins, il n’y aura pas de probleme pour trouver un endroit pour dormir aux alentours.
 
J’entre dans l’aéroport. Petit, mais flambant neuf. Je demande a l’hotesse un billet pour ma prochaine destination. Vol a 7h10 comme prévu avec changement a Johannesbourg.
Elle me dit :
– « Si vous payez votre 1er vol ici et le second directement a Johannesbourg, ca vous fera moins cher »
Impeccable !
 
Puis vient le moment fatidique : est-ce que ma carte bleue refonctionne…OUI ! Merci la banque.
J’échangerais mes dollars namibiens a Johannesbourg.
 
Je pose une derniere question a l’hotesse, on ne sait jamais :
– « Vous fermez l’aéroport durant la nuit ? »
– « Non… vous compter rester la ? »
– « Oui… c’est possible ? »
Pas de probleme en apprence. L’hotesse semble juste étonnée qu’on puisse dormir dans un aéroport en attendant un avion qui n’arrivera que demain. De mon coté, ce n’est pas la 1ere fois…
 
La réceptionniste de l’hostel m’a vraiment dit n’importe quoi et j’ai bien fait d’avoir décidé d’improviser une fois sur place, sans payer un aller-retour en taxi.
 
Dans le hall, quelques personnes attendent l’arrivée du dernier avion de la journée, a 19h.
Plusieurs chauffeurs de taxi me proposent leur service. Je décline les offres tour a tour. Chaque passagers du dernier avion retrouvent alors leur famille ou un chauffeur de taxi, jusqu’a ce qu’au final… il n’y est plus personne dans l’aéroport.
Les quelques commerces et agences ferment autour de moi.
Il y a un hote au guichet d’information qui rigole au téléphone, 2 vigiles et… et c’est tout.
 
Allez, une photo-souvenir de ce qui sera, je pense, l’aéroport le plus calme de ce tour du monde :
 
Sieges 3 places sans accoudoirs au milieu. Parfait pour s'étaler dans toute la longueur
 
N’empeche, ca se rafraichit…
 
22 Juillet 2011
 
Nuit tres froide. J’ai mis toutes les couches de vetements possibles et j’en tremble encore. Il est 4h30 du matin, les gens commencent a investir a nouveau le terminal. Ce sera tout pour ma nuit.
Les commerces, dont le café ouvrent a nouveau. Je m’y precipite pour trouver un peu de chaleur au fond d’un chocolat chaud, en attendant mon vol.
 
Je passe le couloir d’embarquement chauffé et j’entre dans l’avion tout chaud aussi.
Il est 7h10, je m’envole pour Johannesbourg.
Le trajet était tres court. Avec le petit dejeuner servi dans l’avion, je n’ai pas eu le temps de roupiller.
 
Retour en Afrique du Sud, a l’état de zombie.
Me voici dans l’aéroport, et je suis face a un début de dilemme (pour changer…) : soit je prends la porte « Transit », soit je repasse par la douane.
Je ne suis pas officiellement en transit puisque je n’ai pas encore acheté mon 2nd billet, et je n’ai pas réellement besoin de passer a la douane pour le coup de tampon puisque je ne sors pas de l’aéroport.
 
J’opte pour la carte « Transit » en me rendant au guichet pour expliquer mon probleme ; car c’en est un : je n’ai pas récupéré mon sac a dos.
Je lui demande si je dois quand meme passer a la douane meme si je ne quitte pas le batiment. Elle téléphone alors a un service chargé de récupérer mon sac, et de le restituer a ce guichet. Elle me dit alors de patienter 10 minutes.
 
Au bout d’une demi-heure, je lui demande ou on en est…Elle me dit qu’il vaut mieux aller le chercher directement, et de passer par la douane.
Je lui réponds :
– « Mais c’est la 1ere question que je vous ai posé en arrivant ! est-ce que je dois passer par la douane… »
– « Oui, allez-y directement »
– « … »
Inspiration…expiration… on garde son calme et on part a la douane.
C’est ce que j’aurais du faire des le depart. Ce n’est qu’un coup de tampon et il n’y a pas de visa a payer. Encore heureux de ne pas en payer un pour quelques heures de transit !
12h de transit quand meme…
 
Je cours a droite a gauche pour trouver mon sac. Je dois passer par le stand British Airways qui s’occupe des bagages perdus. Finalement, j’y parviens. Ils me disent que mon bagage a été directement transféré vers ma seconde destination. Je leur explique :
– « Je n’ai pas encore acheté de second billet »
– « Presentez-vous au guichet avec le numéro qui correspond au sac »
– « Mais vous etes sur que mon cas a été transféré ? »
– « Oui oui »
– « Sur sur sur sur sur sur ? »
– « Oui ne vous en faites pas, il n’y a aucun probleme »
 
Bon, je leur fais confiance, mais pardon de me méfier des transferts automatiques, surtout lorsque je n’ai pas encore acheté le billet qui correspond…. Je pars au guichet South African Airways. Apres maintes et maintes explications, j’obtiens mon billet d’avion. Elle me dit de patienter jusqu’a 18h pour le check-in.
 
Je n’ai plus qu’a errer dans les commerces et surtout, finir ma courte nuit sur 3 chaises avec une bouteille d’eau vide en guise de coussin.
 
C’est l’heure du check-in. Je me présente devant le guichet :
– « Vous etes en transit ? »
– « Oui et non »
– « Comment ca ? »
– « Moi non, mon sac oui »
 
C’est bon, c’est verifié, mon sac et moi embarquons sur le meme vol.
J’anticipe le risque de ne pouvoir changer ma monnaie une fois arrivé a destination en me rendant au bureau de change. Je donne tous mes dollars namibins contre des dollars américains. Au moins je suis sur qu’ils seront acceptés la ou je vais.
 
Je passe les fouilles et j’entre dans les salles d’embarquement.
Il est plus de 19h, encore presque 2h a attendre…
 
Sur le coup, je n’ai pas eu de « frisson du matin » (ou du soir) mais plutot un « frisson d’aéroport » : les aéroports finissent par se ressembler les uns les autres : commerces, duty-free shop… Perdu dans mes pensées a me souvenir de l’aéroport de Jakarta tout en marchant sur ce carrelage reluisant ou toutes les nationalités déambulent aussi, je reviens a la réalitée : « je suis dans quel pays deja ? » Il se passe plus de 5 secondes avant de me souvenir que… « Afrique du Sud… », c’est bon…
Ouahou… plus de 5 secondes perdu dans le monde ! C’est toujours une sensation aussi bizarre.
C’est peut-etre aussi a cause de la fatigue ; a moins que ce ne soit le fait que, pour la 1ere fois, je reviens dans un pays que j’ai déja traversé. A ce niveau, je n’ai pas vraiment le choix : il n’existe pas de vol entre la Namibie et l’Angola, ou entre l’Ouganda et le Togo par exemple. Pour passer d’un pays africain a un autre, tout transite par l’Afrique du Sud ou bien alors, il faut passer par un pays de l’Europe de l’Ouest !…
 
Il est 21h45, je quitte enfin Johannesbourg et l’Afrique du Sud pour le Nord du continent. L’Afrique australe, c’est déja fini, mais bien content d’avoir vu autant d’animaux, de paysages aussi variés et un magnifique désert de sable.
 
Des bises a tous. On se retrouve au sommet !
 

4 réflexions sur « Le désert namibien »

  1. Ça me fait plaisir de savoir que tu y sois passé! Merci pour les souvenirs que tu fais remonter, Big Daddy, Deadvlei, Oryx et compagnie, j’espère que ça t’as bien fait triper! (Au fait, les antilopes dont tu fais mention sont des kudus, et non gudus!) A un d’ces jours!

    1. Le guide m’a dit 3 noms de francais qu’il connaissait et qui avaient bosse dans les parages. Je lui demande si il a entendu parler d’un Julien, mais non. Pour les Kudus, t’as raison. Je modifie.
      Bisous

  2. Bonjour tonton, merci pour le message que tu m’as envoyé. J’espère que tu n’as pas trop chaud dans le désert.
    J’ai eu un jeu de DS pour mon anniversaire ! j’ai eu Pokemon version blanche, je suis moi-même en train d’y jouer.
    Au revoir, rendez-vous au mois de septembre !
    Arthur.

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